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Trouver l'espoir

Comment peut-on affirmer que Jésus est le fils de Dieu, qu'il est Dieu lui-même ?

Sa vie le montre

     En consultant n'importe quel livre d'histoire des premiers siècles, on s'aperçoit que Jésus-Christ a vécu une vie exemplaire, alors même qu'il a été rejeté et torturé par ses contemporains.

     Jésus a été traîné en justice, des centaines de personnes ont réclamé sa mort. Pourtant son message au monde était un message d'amour et de joie, et rien n'a pu lui être reproché. Finalement, le juge chercha en vain un motif d'accusation, et finit par déclarer : « Je ne trouve pas de raison de le condamner » Comment expliquer de telles réactions d'animosité injustifiée ? N'est-ce pas parce que les contemporains de Jésus sentaient qu'il se passait quelque chose d'important ? S'il avait été insignifiant, le meilleur moyen de ne pas lui faire de « Publicité » n'était-il pas de l'ignorer ? Et de laisser son mouvement s'éteindre de lui-même comme tant d'autres ? Au contraire, on s'acharne contre lui, tout le monde parle de ce Jésus qui convertit des foules et accomplit des miracles. Beaucoup de gens ne croient pas à la divinité de Jésus-Christ mais pensent qu'il a été un bienfaiteur de l’humanité, un « homme de bien ». Est-ce possible ? Raisonnons logiquement : Jésus-Christ a déclaré être le Fils de Dieu, être Dieu lui-même !

     Nous avons quatre options : 1 - Il mentait ; 2 - c'était un déséquilibré attiré par la gloire ou par un certain idéal ; 3 - Jésus-Christ lui-même a existé, mais son histoire a été transformée en légende ; 4 - Il disait la vérité.

     Jésus était-il menteur ? Même ceux qui ne croient pas à sa divinité sont convaincus qu'il était philosophe, moraliste, honnête homme. Il n'a jamais été accusé de mensonges même par ses ennemis. Tout son enseignement prêche l'honnêteté, rejette le mensonge ; comment pouvait-il fonder une telle doctrine sur un énorme mensonge initial ?

     Etait-il fou ? Honnête, mais un peu paranoïaque ? Aurait-il inventé tout pour se mettre en valeur ? Cela paraît bien difficile à croire, quand on pense au calme, à la sérénité de Jésus au moment même de sa mort, quand on considère aussi qu'il était suivi par des centaines de disciples qui ne présentaient eux non plus, aucun signe de déséquilibre mental. On peut difficilement avoir plus les pieds sur terre que Luc (médecin et historien), Matthieu (inspecteur d'impôts) ou Philippe, pragmatique par excellence.

     Est-ce donc une légende qui s'est construite autour de son personnage ? Comment une telle légende se serait-elle répandue avec toute sa précision (tous les évangélistes révèlent les mêmes faits fondamentaux) en si peu de temps ? Comment expliquer, puisque la plupart des livres (évangiles et épîtres) du Nouveau Testament ont été écrits par des contemporains de Jésus-Christ, que ceux-ci n'aient pas été contredits par les non-croyants ?

Ses actes, sa résurrection le montrent

     Les miracles qui ont marqué sa vie, et le plus grand de tous, sa résurrection, témoignent de sa nature divine. Il est clair dans la Bible que les miracles ont été accomplis pour l'avancement du règne de Dieu, pour aider les hommes à comprendre (les miracles étaient toujours accompagnés d'un enseignement), mais jamais par recherche de gloire personnelle. Comment pouvons-nous croire aux miracles, avec notre pensée logique du XXIe siècle ?

     Nous pouvons suivre le même raisonnement que précédemment et essayer d'« expliquer » les miracles :

1 - les témoins se sont-ils trompés ? Ils étaient parfois des milliers, autant amis qu'ennemis.

2 - les miracles sont-ils explicables naturellement ? On n'explique pas la résurrection de Lazare ou la guérison d'un aveugle par des lois naturelles.

3 - les disciples nous ont-ils menti ? Comment de tels hommes auraient-ils pu donner leur vie pour une doctrine qu'ils auraient su basée sur une supercherie ? Et encore une fois, leurs contemporains les auraient démentis. Les disciples ont été accusés de beaucoup de choses, mais jamais de mentir, ni de tromper les gens.

     On peut enfin mettre en évidence sa résurrection, fondement de la foi chrétienne :

1 - disparition du corps le troisième jour, constatée par les dirigeants juifs eux-mêmes ;

2 - apparition de Jésus après sa résurrection devant les disciples et plus de 500 personnes ;

3 - enthousiasme des disciples qui seront pleins de courage pour annoncer l'évangile jusqu'à la fin de leurs jours, alors qu'ils avaient été désespérés par sa mort.

     Il y aurait beaucoup plus à dire sur les preuves de la résurrection de Jésus-Christ. Il vaut la peine d'approfondir le sujet, car la certitude de la résurrection est l'élément objectif fondamental sur lequel repose notre foi : « et si le Christ n'est pas revenu à la vie, nous n'avons rien à prêcher et vous n'avez rien à croire» (1 Corinthiens 15: 14).

La Bible le montre

     La Bible nous déclare que Jésus-Christ est fils de Dieu, qu'il est Dieu lui-même :

1 - « Personne n'a jamais vu Dieu. Mais le Fils unique, qui est Dieu et demeure auprès du Père, l'a fait connaître »

2 - « Thomas lui (à Jésus) répondit: 'Mon Seigneur et mon Dieu' ».

3 - « ...et le Christ, en tant qu'être humain, est de leur race, lui qui est au-dessus de tout, Dieu loué pour toujours, Amen. »

4 - « Mais au sujet du Fils, Dieu a déclaré : 'Ton trône, Ô Dieu, est établi pour toujours. C'est avec justice que tu gouvernes ton royaume' ».

5 - « Nous savons que le Fils de Dieu est venu et qu'il nous a donné l'intelligence pour que nous connaissions le Dieu véritable. Nous demeurons unis au Dieu véritable par son Fils Jésus-Christ. C'est lui le Dieu véritable, c'est lui la vie éternelle ».

Oui, mais...

Est-il raisonnable de croire que la Bible est inspirée de Dieu ?

     Il est assez tentant de nier l'inspiration de la Bible sans donner d'arguments sérieux. Un livre écrit par des hommes, mais censé être un moyen de communication entre Dieu et l'homme ne paraît pas a priori très crédible. Pourtant, la Bible est toujours le livre le plus publié, le plus lu dans le monde, le plus traduit, et n'a jamais été détruit malgré de nombreux adversaires.

     L'inspiration de la Bible n'est pas du domaine de la recherche scientifique. Seul le monde physique est en effet « prouvable » scientifiquement pourtant de nombreux arguments indirects nous montrent que ce livre est plus qu'un ouvrage ordinaire, qu'il est en fait le message que Dieu nous a adressé une fois pour toutes.

Prédictions réalisées

     Un grand nombre de prédictions de la Bible ont déjà été réalisées. D'abord et surtout la venue de Jésus comme sauveur, sa mort, sa résurrection. Voilà ce qu'ont écrit Esaïe et Michée (prophètes de l'Ancien Testament), 700 ans avant la naissance de Jésus :

     « C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils et elle lui donnera le nom d'Emmanuel » (Dieu avec nous). « Et toi, Bethléem Ephrata, petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi celui qui dominera sur Israël, et dont l'origine remonte aux temps anciens, aux jours de l'éternité ».

    

Sa vie, sa mort et sa crucifixion ont été également prédites et on pourrait multiplier les exemples des prédictions réalisées.

De nombreux événements historiques (et notamment l'histoire de Jérusalem) se sont déroulés dans les moindres détails comme les décrit la Bible. La dispersion des juifs était prédite 1 250 ans avant J.-C. dans le Lévitique écrit par Moïse :

     « Je réduirai vos villes en désert... Je vous disperserai parmi les nations » Ezéchiel, 600 ans avant Jésus-Christ, prédit le retour des juifs dans leur pays : " O mon peuple. je vous ramènerai dans le pays d'Israël... je vous rétablirai dans votre pays, et vous saurez que moi, l'Eternel, j'ai parlé et agi ".

Unité et harmonie

     Les 39 livres de l'Ancien Testament ont été écrits pendant 1 250 ans, par des auteurs différents, et ne se connaissant pas la plupart du temps, mais tous font preuve d'une unité troublante. Les écrits ont été faits sur papyrus ou cuir, matériaux périssables ; pourtant nous en avons encore des exemplaires datant des premiers siècles, documents tout à fait corrects et beaucoup plus complets que d'autres datant de la même époque qui sont aussi parvenus jusqu'à nous. L'authenticité des écrits bibliques, souvent mise en doute, a été démontrée par les archéologues (comme pour n'importe quel livre ancien).

     Le Nouveau Testament est la suite logique de l'Ancien. Jésus-Christ fait référence à l'Ancien Testament de nombreuses fois dans le Nouveau. Il l'approuve et il l'achève, il le dépasse. Il s'adresse à une humanité qui a évolué. La loi de Moïse ne suffit plus, Dieu va donner à l'homme une loi qui, tout en étant adaptée à chaque civilisation, à chaque âge, est éternelle ; ce n'est pas une loi rigide et à suivre « à la lettre » mais c'est un commandement nouveau, un amour révolutionnaire, une vie abondante qui nous sont donnés par le sacrifice de Jésus sur la croix.

« C'est ici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés ». « Comme le Père m'a aimé, je vous ai aussi aimés demeurez dans mon amour ».

     Tout en approuvant l'Ancien Testament, il le dépasse infiniment, il dépasse toutes les lois écrites. L’ancien Testament et le Nouveau Testament écrits par de nombreux auteurs, forment pourtant un tout harmonieux et complet, témoignant d'une unité remarquable.

Contenu unique

     Les religions sont créées par l'homme et pour lui-même. Elles sont la recherche d'une réponse aux questions fondamentales de l'homme : le sens de la vie, de la mort ; le « pourquoi » de l'existence. L'homme adapte donc ses religions à ses besoins. Vous êtes bon sur terre, vous serez sauvé. Logique bien humaine.

     Au contraire, la Bible nous révèle que l'homme est séparé d'avec Dieu par désir d'indépendance et est esclave de son propre égocentrisme, ce qui entraîne des conflits collectifs, familiaux et personnels.

     La Bible nous enseigne aussi que la libération de l’homme est un don gratuit de Dieu, et que notre rôle consiste uniquement à l'accepter : voilà qui est difficile à admettre pour les hommes, qui, par orgueil sans doute, ou même seulement par amour propre, cherchent à se « racheter » eux-mêmes. Si vous connaissez un peu la Bible, vous admettrez volontiers que bien des fois son enseignement ne correspond pas à un enseignement donné par des hommes : ces hommes devraient être incroyablement modestes et humbles ; comment alors pourraient-ils parler au nom d'un Dieu qu'ils inventeraient ?

Conséquences pour l'Humanité

     Un homme qui découvre le message que Dieu lui adresse n'est plus le même. Tout au long de l'histoire de l'humanité, la Bible (« le livre » en grec) a changé des vies. Seul un ouvrage inspiré de Dieu peut avoir un tel impact durable sur des civilisations entières, changeant l'homme au plus profond de sa nature. Certains systèmes politiques espèrent vainement changer la nature de l'homme en changeant son environnement. La Bible, elle, nous dit que la racine de l'aliénation de l'homme se trouve dans sa nature profonde et non dans les circonstances extérieures.

     Le fait d'être chrétien ne rend pas les gens parfaits, loin de là, car ils gardent jusqu'à leur mort physique leur nature humaine, mais cela les aide beaucoup, s'ils vivent un christianisme vivant. « Je peux tout par celui qui me fortifie ». Les exemples de vies changées seraient innombrables. Parmi les plus spectaculaires, ne pensons qu'à ceux qui ont été libérés de la drogue... ils sont des milliers, qui se croyaient esclaves de leurs corps pour toujours. « Si quelqu'un est uni au Christ, il est un être nouveau : ce qui est ancien a disparu, ce qui est nouveau est là ».

     En conclusion, rappelons-nous que la Bible est un livre d'une actualité étonnante. Vraie en 200 après J.-C., en 800, en 1800, en 2000. Les mœurs ont changé, d'innombrables gouvernements sont tombés, d’autres sont nés, l'homme a appris à se soigner mieux et aussi à mieux se détruire ; Dieu lui, n'a pas changé : sa parole est toujours aussi réelle pour nous. La Bible vient de Dieu, elle n'est pas liée au temps.

Oui, mais...

Est-ce qu'on croit par raison ? La foi est-elle logique ? N’est-ce pas un acte d’acceptation aveugle et non d’intelligence ?

     On oppose souvent religion et raison. D'un côté les savants, les scientifiques, qui croient en se basant sur des preuves, des faits, de l'autre les croyants qui ne se basent sur rien d'autre que de vagues sentiments.

     En fait, cette opposition n’est pas fondée. Le propos de la science n'est pas de résoudre la question de l'origine des choses. Les travaux scientifiques sont limités à des données empiriques. Foi et science ne sont pas comparables : par la science les hommes découvrent le monde dans lequel ils vivent, ils construisent des systèmes logiques sur des bases qu'ils se sont fixées, mais toujours conformément à des données immuables dont ils se servent mais qu'ils n'expliquent pas. Ainsi on se sert tous les jours des lois de la pesanteur, de l’électricité, mais personne n'a jamais expliqué ou compris la nature profonde de ces lois.

     Il est certain que le propre de la foi n’est pas d'être logique: c'est un don de Dieu accordé aux hommes. Quoiqu'il en soit, l'acte de foi est précédé d'un acte d'acceptation intellectuelle qui, lui, est humain. Or on peut affirmer que celui qui a fait des recherches sérieuses sur le sujet peut arriver à la conclusion que Jésus-Christ a existé, qu'il est mort et revenu à la vie, que toutes les données scientifiques de la Bible sont vérifiables, que les prophéties sont réalisées ou réalisables... bref, que le christianisme est une vérité historique. Tout cela, bien sûr, peut donner une certitude intellectuelle, pas la foi. Mais cette démarche intellectuelle est utile pour que la foi ait des fondements solides. Elle permet d'éviter cet élan émotionnel vers la foi qui est souvent sincère et profond, mais bien fragile aussi.

     Tous les hommes, à des degrés divers ont besoin de connaître les faits, les « preuves » humaines, avant d'accepter le don de Dieu qu'est la foi. Mais seule la foi leur donnera la certitude absolue, apportant beaucoup plus que la preuve d'une vérité historique.

     Logique et foi se complètent. La première est utile au chrétien qui appartient au monde rationnel des hommes. Mais la seconde, qui vient de Dieu est indispensable. On peut être sûr que Dieu existe sans avoir « la foi ». Mais nul ne peut être chrétien véritable sans la foi.

Oui, mais...

La théorie de l'évolution ne prouve-t-elle pas que la Bible est en contradiction avec la science ?

     L'évolution n'est un problème pour le chrétien que si l'on en tire des conclusions athées. La question importante est la suivante : Quelles conséquences tirez-vous de votre position évolutionniste ? Que l'univers est arrivé par hasard ? Ou bien pensez-vous que Dieu a créé l’univers en utilisant un processus évolutif ?

     Si vous pensez que l’univers s’est réalisé par hasard, si vous placez l'origine au niveau de l’impersonnel, alors vous n'avez que l’impersonnel, plus le temps et le hasard pour expliquer l’ordre complexe de l'univers et le fait que l’homme soit un être personnel. On comprendrait difficilement comment la personnalité, l’affectivité, l’ordre et la complexité pourraient avoir une origine impersonnelle.

     Le monde ne « marche » pas par hasard. Si le hasard a fait que les plantes nous donnent l’oxygène que nous rejetons, si le hasard a fait que le soleil nous chauffe juste assez pour que notre monde soit vivable, si le hasard nous a donné la pluie, les saisons, si le hasard a créé le corps humain avec tout son appareil enzymatique, hormonal, sa perfection jusqu'au sein de l'unité cellulaire et l'a pourvu aussi d'amour et d'intelligence, si le hasard est à l'origine de toute cette complexité, alors ce hasard-là ressemble de bien près à Dieu !

     La théorie générale de l'évolution (« macro-évolution ») est basée sur les deux idées de mutation et de sélection naturelle. Or, il est important de constater que les mutations paraissent rarement profitables : la plupart des mutants sont affaiblis ou défectueux. Par exemple, dans l'espèce humaine, la quasi-totalité des mutations et aberrations chromosomiques aboutit à des avortements spontanés, et si ce n'est pas le cas, à des êtres humains généralement défectueux et non supérieurs.

     D'autre part, la sélection naturelle ne paraît jouer qu'à l'intérieur même des espèces. Une grenouille ne peut pas par mutations, même répétées, se transformer en boeuf, mais à l'intérieur d'une certaine espèce animale, par exemple les batraciens, une certaine évolution est possible par mutations répétées et sélection naturelle.

     Le témoignage des fossiles révèle une soudaine naissance de la vie à un degré élevé de complexité et une apparition brusque des différentes espèces de plantes et d'animaux, sans formes apparentes de transitions. Pour établir la thèse d'un lent changement du simple au complexe, les fossiles devraient nous apporter une transition progressive, sans failles répétées, systématiques ; nous en sommes encore bien loin.

     Par contre, il est vrai qu’une évolution limitée, à l’intérieur des espèces, et ne changeant pas fondamentalement les caractères spécifiques de ces espèces, existe. On cite souvent l’évolution des équidés. Ceci n’est absolument pas en contradiction avec la création de Dieu : le monde entier de Dieu évolue : les rochers sont érodés par la mer, des volcans s’éteignent, d’autres entrent en éruption, etc. Il ne faut pas nier le processus évolutif. Il existe, mais il est limité, et surtout ne résoud pas la question de l’origine de la vie.

Oui, mais...

Tant de grands hommes n'ont jamais trouvé de réponse, comment en trouverais-je ?

     Avouez que si vous réfléchissez un peu à la question, vous vous apercevez que le fait de s'en remettre aux « grands hommes » et à leur caution constitue une solution de facilité, de faiblesse. Vous vous déchargez de votre responsabilité. Mais Voltaire, Rousseau ou Sartre ne sont pas responsables de votre destin. Vous êtes le seul responsable.

     Tous les hommes sont égaux aux yeux de Dieu ; sans doute êtes-vous loin d'égaler l'intelligence de Léonard de Vinci. Pensez-vous que cela fasse la plus petite différence aux yeux de Dieu ? Considérez ce que représente pour l'homme la différence d'« intelligence » entre deux fourmis : vous êtes encore loin du fossé qui nous sépare de la perfection de Dieu.

     Le fait de nous confier à Dieu est un acte de volonté strictement personnel. Sans doute certains, plus « intelligents », auront besoin de plus de recherches intellectuelles que d'autres avant d'accepter, mais cela ne change rien à la foi: ils auront sans doute plus d'éléments pour croire, mais seront aussi plus aptes à critiquer. Finalement, tout le monde a exactement le même potentiel de foi. Ne permettez pas que tel ou tel grand homme décide de votre option spirituelle. C'est uniquement votre affaire. Cela doit se passer strictement entre Jésus-Christ et vous. Ne vous déchargez pas de votre responsabilité car les conséquences sont trop graves !

     Si cela vous gêne trop que Voltaire ou Rousseau aient été athées, alors pensez à Pascal... intelligence supérieure n'est pas incompatible avec certitude chrétienne.

     Non, vraiment, la foi ne dépend pas de votre niveau d'intelligence. Mais de nombreux grands hommes aussi ont trouvé la réponse. Pourquoi ne pense-t-on pas quelquefois à eux ?

Oui, mais...

L'homme est-il personnellement responsable de son sort ?

Dieu a créé l'homme libre

     L'homme n'est pas une machine. Cette liberté implique la responsabilité, qui donne à l'homme une valeur immense : Dieu créa l'homme à sa propre image. Il l'a créé supérieur aux animaux. Bien entendu, Dieu aurait pu créer l'homme de façon qu'il soit toujours parfait, n'ayant aucun défaut. Mais il se trouve qu'en pleine liberté il a choisi de créer un homme plongé dans un univers où coexistent mal, la souffrance et la mort, d'une part, et d'autre part, le bien, le bonheur et la beauté. En même temps, Dieu a conféré à l'homme placé dans un tel univers, la possibilité de choisir. N'est-il pas préférable en définitive que Dieu nous ait conféré la liberté, la dignité et la responsabilité plutôt que la vie dans un univers uniforme où l'obéissance sans liberté de choix aurait été notre seul lot ? C'est ainsi que nous avons le choix entre la vie avec Dieu ou sans Dieu et les conséquences que cela implique pour l'éternité. Et nous possédons tous les moyens de ce choix d'une manière ou d'une autre. Vous les possédez en ce moment même. On entend parfois dire: « Vous avez de la chance d'avoir la foi, moi, je ne l'ai pas ». Exactement comme on dirait : « Vous avez de la chance d'avoir les yeux bleus ; les miens sont bruns ». Il est vrai que la foi vient de Dieu, mais elle répond à notre décision personnelle de tenir compte de son existence et de son message aux hommes. Ce message se trouve dans la Bible.

     « Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom ».

Dieu est Juste

     Dieu jugera chaque homme. Si l'homme n'était pas responsable, il ne serait pas juste de le juger. Mais Dieu est juste :

     « Dieu ne tient plus compte des temps où les hommes étaient ignorants, mais il appelle maintenant tous les hommes, en tous lieux, à changer de vie. Il a en effet fixé un jour où il jugera le monde entier avec justice, par un homme qu'il a désigné. Il en a donné la preuve à tous en ramenant cet homme de la mort à la vie ! »

Oui, mais...

Pourquoi y a-t-il tant de religions différentes ?

     Il est vrai qu'il existe de très nombreuses religions toutes différentes, selon leur lieu d'origine, les époques, etc. L'homme a depuis toujours besoin de religion. Il crée lui-même des réponses à ses questions métaphysiques. Ces réponses dépendent de ses besoins, donc de sa mentalité, de sa tradition ce qui explique l'existence de tant de religions différentes, presque autant de religions que de cultures.

     On peut définir la religion comme une tentative de l'homme voulant atteindre Dieu. Dans le christianisme, au contraire, c'est Dieu qui se révèle à l’homme. Ce n'est pas une ascension de l'homme vers un vague absolu mais une descente d'un Dieu personnel vers l'homme. Dieu ne permet pas que nous le cherchions dans le noir. Il s'est révélé à nous par sa création, par son existence historique en Jésus-Christ, et par son message adressé aux hommes, la Bible.

     Le christianisme, bien que né dans un petit pays du Moyen Orient, s'est propagé partout (la chrétienté comprend aujourd'hui plus d'un tiers de l’humanité). « Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre ». Il s'est parfaitement adapté au monde occidental aussi bien qu'au monde oriental. Bouddha, Mahomet, Confucius n'ont jamais prétendu être Dieu. Si Jésus-Christ n'est pas Dieu, il était le pire des hommes.

     « Et si le Christ n'est pas revenu à la vie, votre foi est une illusion et vous êtes encore perdus dans vos péchés. Il en résulte aussi que ceux qui sont morts en croyant au Christ sont perdus. Si notre espérance en Christ est valable uniquement pour cette vie, alors nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes ».

     Aujourd'hui tous les pays du monde ont été atteints par le christianisme. On connaît des groupes chrétiens dans tous les pays excepté peut-être la Mongolie (mais on connaît en Mongolie même des chrétiens qui communiquent avec le monde extérieur par radio). Aucune religion n'est ainsi présente et vivante dans le monde entier. Cela ne doit pas nous étonner : le christianisme vient de Dieu et non des hommes, il n'est donc limité ni dans le temps ni dans l'espace.

Oui, mais...

Je ne crains rien car je vis honorablement

     Vous ne serez pas justifié par votre manière de vivre, ou simplement parce que vous ne faites rien de mal et que « Dieu s'il est juste ne me condamnera sûrement pas ».

     « Car c'est par la grâce que vous avez été sauvés, au moyen de la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu ; il n'est pas le résultat de vos efforts, et ainsi personne ne peut se vanter ».

     Vous vivez peut-être très honorablement aux yeux des autres êtres humains. Mais c'est par rapport a Dieu que nous devons nous juger. Prenons un exemple : Un groupe de personnes se trouve sur une plage de l'Atlantique. On décide d'essayer de nager Jusqu’à New York. Certains nagent très bien d'autres beaucoup moins bien. Qui arrivera à New-York ? Personne ! Selon leurs moyens, ils iront plus ou moins loin, feront peut-être quelques kilomètres. Mais qu'est-ce que cela représente, quand on considère l'étendue de l'océan ! Vous pouvez essayer d'atteindre Dieu par vos propres efforts. Cela sera encore plus difficile que si vous vouliez nager jusqu’à New York. Certains mènent une vie meilleure que d'autres, c'est vrai. Dieu ne les jugera pas tous de la même manière. Mais tous seront séparés d'avec Dieu pour toujours. « Tous ont péché et sont privés de la présence glorieuse de Dieu ». On ne peut atteindre Dieu par soi-même. Cela ne veut pas dire que notre attitude doive être passive. Nous avons la responsabilité de ne pas être indifférents mais d'accepter son offre et de mettre notre confiance en lui. Cela n'est pas toujours facile. Il est plus agréable de se justifier soi-même que d'accepter un pardon. C'est pourtant le seul moyen d'atteindre la plénitude de la vie chrétienne.

     « Ils (la foule) lui demandèrent alors : « Que devons-nous faire pour accomplir les oeuvres voulues par Dieu ? » Jésus leur répondit : « L’œuvre que Dieu attend de vous c'est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

Oui, mais...

Et ceux qui n'ont jamais entendu parler du Christ ?

     « Les gens qui n'ont jamais entendu parler du christianisme sont-ils condamnés à être séparés de Dieu, perdus pour toujours ? » Cette question est importante, nous devons le reconnaître et tenter d'y répondre le plus justement possible. Pourquoi tant d'importance ? Parce qu'elle met en question la justice de Dieu et même son existence. En effet certains soutiennent la non-existence de Dieu en suivant ce raisonnement : (a) certains hommes ignorent tout du christianisme ; (b) ils sont donc condamnés puisque non-chrétiens ; (c) Dieu est donc injuste puisqu'il condamne des irresponsables (puisque ignorants) ; (d) le Dieu des chrétiens est juste dans son essence, il ne peut donc pas exister s'il est injuste : donc, Dieu n'existe pas.

     Avant de tenter de donner une réponse à cette question, définissons ce que nous entendons par « chrétien ». En effet beaucoup de gens opposent les pays chrétiens aux pays non-chrétiens. Cela est actuellement tout à fait faux si l'on considère la définition biblique du chrétien. Le chrétien n'est pas quelqu'un qui est né dans une culture dite christianisée (Europe et Amériques en particulier) ou qui va à l'église. Le chrétien est celui qui a décidé personnellement de l'être et dont la vie doit refléter la croyance. Si nous nous tenons à cette définition, nous nous apercevons qu'il y a assez peu de chrétiens dans les pays dits « christianisés » et qu'il existe peut-être à peu près la même proportion de vrais chrétiens dans les pays dits « non-christianisés ».

     D'autre part, il faut souligner qu'aujourd'hui, bien rares sont les pays où il n'y a aucune présence du christianisme. On peut actuellement penser que bientôt la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ aura pénétré toutes les nations : « Le Seigneur ne tarde pas à accomplir ce qu'il a promis, comme certains le pensent. Mais il est patient envers nous, car il ne veut pas que qui que ce soit périsse ; au contraire, il veut que tous parviennent à changer de vie ».

     Nous allons examiner maintenant ce que dit la Bible concernant notre question : Quel est le sort de ceux qui n'ont jamais entendu parler de Jésus-Christ ?

     1 - Jésus nous dit lui-même : « Je suis la vérité, je suis le chemin, je suis la vie ; nul ne vient au Père que par moi ». L'homme ne peut donc accéder à Dieu que par Jésus-Christ. Pourquoi ?

     DIEU « saint », c'est-à-dire séparé complètement d'avec le mal. Il existe un fossé infranchissable entre le Dieu « saint » et l'homme « pécheur ».

     Homme « pécheur », c'est-à-dire séparé de Dieu par une attitude d'indifférence ou de rébellion et prisonnier de son égocentrisme.

     L'homme ne peut renouer de lui-même la communication avec Dieu. En effet, de blanc qu'il était quand Dieu l'a créé, il est devenu gris en se mêlant au mal. Par contre, si Dieu décide de laver l'homme, celui-ci sera pur et la communication pourra se rétablir. C'est le rôle de Jésus-Christ. Il est venu sur terre pour nous laver du péché. Aucun homme ne peut aller au Père autrement que par lui. C'est une loi spirituelle.

     La question n'est donc pas « l'homme peut-il venir à Dieu autrement que par Jésus-Christ » mais plutôt « l'homme peut-il venir à Dieu par Jésus-Christ bien que ne connaissant pas son existence historique ». La Bible ne dit pas le contraire. Il est possible d'imaginer que certains hommes, où qu'ils soient, ressentent bien le problème du mal en eux et décident de changer d'attitude, de se confier à Dieu même s'ils n'ont jamais entendu parler de Jésus-Christ. Nous pensons alors qu'ils peuvent être « lavés » du péché par Jésus-Christ, bien que n'ayant pas encore entendu parler de lui. Dieu qui connaît tous les cœurs et n'est limité ni dans le temps ni dans l'espace, est bien capable alors de leur donner plus de révélation en leur fournissant de telle ou telle manière un contact avec un chrétien ou une bible, ou toute autre source d'information. Nous possédons maints exemples de telles situations.

     2 - La Bible nous dit que Dieu est juste : « Il agit de façon juste » (Voir 1 Jean 1:9 ; Romains 9:14; Psaumes 119, 137, 142, 144). Nous ne pouvons pas croire en un Dieu injuste étant donné ce que nous dit la Bible. S'il existe, il est juste. On peut donc penser qu'il ne jugera pas de la même façon ceux qui ont beaucoup de renseignements sur le christianisme et ceux qui n'en ont aucun. Cependant, ceci ne doit pas être une excuse pour garder le monde dans l'irresponsabilité. Dieu aime l'homme libre et donc responsable. C'est pourquoi il nous demande d'aller parler de lui dans toutes les nations, afin que tous les hommes aient un choix. Ceci ne veut pas dire, pourtant, qu'il se limite aux chrétiens pour se faire connaître et que si nous ne remplissons pas notre tâche il n'a aucun autre moyen de le faire. Oui, les chrétiens sont responsables d'annoncer la Bonne Nouvelle, mais Dieu n'est pas limité à ce seul moyen. Heureusement ! Nous appuyant donc essentiellement sur la justice de Dieu, nous pouvons affirmer que le problème de ceux qui n'ont jamais entendu parler du Christ ne doit pas être une pierre d'achoppement pour celui qui cherche sincèrement.

Oui, mais...

Est-ce qu'on ne perd pas la liberté quand on suit le Christ ?

     Tout dépend de l'idée qu'on se fait de la liberté : Si la liberté c'est le fait d'être indépendant de Dieu, de l’ignorer, de marcher seul dans l'obscurité sans accepter aucune aide, alors, oui, on perd cette liberté-là quand on devient chrétien. Mais cette liberté-là est une illusion que le monde se crée. L'homme se croit libre car il a l'impression de faire ce qui lui plaît. En fait, il est esclave de son égocentrisme, et il se crée un système (la société) dont il devient lui-même l'esclave et qui le corrompt à son tour. Or la racine de la détresse humaine se trouve non à l'extérieur de l'homme, mais dans sa nature profonde. Ainsi la liberté que l'homme se crée se trouve circonscrite par les « hasards » de la vie et surtout se termine avec la mort.

     On pourrait représenter la détresse de l'homme par l'image d'une mauvaise herbe.

    

     Les feuilles = les manifestations de la détresse humaine. La tige = l'égocentrisme de l'homme et la corruption de la société. La racine = le refus de l'homme d'accepter le Créateur comme centre de son existence.

     On ne se débarrasse pas d'une mauvaise herbe en l'arrachant par les feuilles ou par la tige. Il faut résoudre le problème à la racine. De même, certaines organisations humaines (partis politiques, humanistes, etc.) essaient de rendre la liberté à l'homme en coupant la tige (c'est-à-dire en essayant de modifier la société). Mais aucun d'entre eux ne s'attaque au problème fondamental de l'homme, à la racine : le péché, c'est-à-dire l'attitude de rébellion de l'homme face à Dieu. C'est pourquoi, loin de perdre la liberté, on la trouve en devenant chrétien : Jésus par sa mort nous libère (si nous acceptons d'être libérés) du problème fondamental, du péché. Nous pouvons donc choisir la liberté en confiant notre vie entière à Jésus-Christ.

     Voici une image qui illustre (imparfaitement bien sûr) la liberté du chrétien : Vous êtes le pilote d'un avion Paris-New York. Vous pouvez faire ce que vous voulez, ralentir, accélérer, prendre de l'altitude ou en perdre, faire demi-tour ou aller à Rio plutôt qu'à New York. Vous vous passez alors complètement des informations de la tour de contrôle. Vous en prenez les risques : vous risquez de vous perdre, de tomber en panne de carburant, d'entraîner une collision. Vous pouvez aussi décider d'accepter les orientations et conseils de la tour de contrôle : vous arriverez beaucoup plus sûrement. C'est volontairement que vous acceptez d'être guidé.

     De même, le chrétien sait que nul ne peut mieux que Dieu mener à bien sa vie, il met donc en lui toute sa confiance. C'est la foi. Jésus a dit : « Si vous obéissez à mon enseignement vous serez vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres ».

Oui, mais...

Est-ce si important ? J'aurai le temps plus tard.

     Nous cherchons souvent des excuses à notre indifférence à l'égard des choses spirituelles : « Il est bien connu que l'on considère que la religion est faite pour les vieillards et les petits enfants ». Cette idée est à rejeter, du moins si on l'applique au vrai christianisme. Celui-ci est au contraire vivant, en mouvement, il représente une vie abondante, ayant un sens à chaque instant. Il est loin d'être l'occupation ennuyeuse de gens n'ayant rien de mieux à faire. On invoque les occupations, le travail, la famille, etc. , mais on trouve toujours le temps de regarder la télévision ou d'aller au cinéma. Ces occupations peuvent apporter des moments de plaisir, bien sûr, mais ne doivent pas vous empêcher de considérer quelque chose de bien plus important: une vie entière pleine de sens. Il faut bien préciser que le chrétien ne se fait pas une obligation d'être heureux en s'ennuyant ! Lui aussi s'amuse, lui aussi fait du sport, lui aussi va au cinéma, lui aussi travaille, a des enfants, des responsabilités, des problèmes. Ce qu'il possède en plus, c'est un véritable sens à la vie. N'est-il pas mieux de réussir sa vie le plus tôt possible, d'être heureux dès maintenant ?

     Pourquoi attendre toujours plus tard ? Pourquoi reculer devant une plénitude qui nous est accessible dès maintenant ? Si vous êtes sûr que Dieu est votre Créateur et Père, et que Jésus-Christ est venu mourir sur la terre pour vous donner cette liberté, alors reconnaissez dès maintenant que sa place est au centre de votre vie, pas à côté. Si vous n'êtes pas sûr de l'existence de Dieu, de l'historicité de Jésus-Christ et de sa résurrection, alors cherchez encore, et vous trouverez. Dieu ne vous laissera pas sans réponse: « Cherchez et vous trouverez »... Quand on devient chrétien, on « naît » de nouveau, la vie est changée, les horizons élargis, tout prend plus de sens, il n'y a plus rien qui ressemble à ce vide qui nous angoissait parfois dans notre être intérieur.

     Ajoutons que même si vous n'avez jamais ressenti ce vide intérieur, même si vous déclarez n'avoir aucun besoin de Dieu, et avoir une vie pleine de sens sans lui, peut-être n'en mesurez-vous pas les conséquences : vous refusez de connaître votre père, votre créateur, vous refusez la vie éternelle qu'il vous offre et par inconscience vous décidez maintenant de votre éternité.

Oui, mais...

N'est-ce pas orgueilleux de se dire détenteur de l'unique vérité ?

     Est-ce vraiment de l'orgueil de reconnaître qu'on ne peut suivre sa voie tout seul ? Est-ce de l'orgueil de reconnaître qu'on n'est pas Dieu soi-même ? Est-ce de l'orgueil de reconnaître ce père ? N'est-il pas plus orgueilleux de nous croire capable de remplacer Dieu, de vouloir diriger notre vie nous-mêmes sans reconnaître nos limites spirituelles ?

     Il existe deux sortes de lois : celles faites par les hommes (par exemple, le code de la route) qui sont relatives et celles faites par Dieu. Celles-ci sont absolues (par exemple la loi de la pesanteur sur notre planète). Si dans un pays la limite de vitesse est fixée à 120 kilomètres à l'heure et dans un autre à 100 à l'heure, on ne peut pas dire que les uns ont tort et les autres raison : il serait orgueilleux pour l'un des pays de se dire détenteur de l'unique vérité. Mais si l'un des pays décide d'abolir la loi de la pesanteur, les autres pourront s'étonner et déclarer que la pesanteur est une vérité absolue dans l'atmosphère ; ce qui est créé par l'homme dépend de lui et on peut dire alors que « tout est relatif », mais ce qui est créé par Dieu ne dépend que de lui et ses lois sont immuables.

     De même, si le christianisme était une religion humaine, si c‘était un effort de l'homme vers un Dieu imaginaire, il serait orgueilleux de se prétendre en possession de la vérité universelle. Si par contre, comme nous l'avons montré, le christianisme est un absolu, une main tendue de Dieu vers l'homme, alors le fait de le reconnaître est le contraire de l'orgueil : c'est l'humilité de l'homme face à son Créateur. Il est vrai que le chrétien ne peut détenir la vérité : seul Dieu la détient et la révèle dans la Bible. Le disciple du Christ peut toutefois répéter ce qu'a dit Jésus lui-même : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne vient au Père autrement que par moi ». (Evangile de Jean 14. 6)

Oui, mais...

Alors... qu'est-ce qu'un chrétien ?

     On se fait souvent une idée fausse des chrétiens. Nombreux sont ceux qui rejettent le christianisme parce que les « chrétiens » les ont déçus. On les comprend. La corruption des ecclésiastiques, les guerres de religions, l'oppression de l'Eglise ont donné une fausse et abominable image du christianisme. Mais le véritable christianisme, ce n'est pas cela. Un chrétien n'est pas celui qui n'en a que l'étiquette et qui parfois essaie d'en tirer profits politiques ou économiques.

     Le véritable christianisme existe : le vrai chrétien est une personne qui manifeste par sa vie la vérité de sa foi en Jésus-Christ. Jésus déclare à ses disciples : « Aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres ». Cet amour du vrai chrétien est ressenti par ceux qui l'entourent. Jésus nous dit aussi que les chrétiens véritables sont « purs en leur cœur » et qu'ils « créent la paix autour d'eux ».

     Tout ceci est bien loin de caractériser certains qui se disent chrétiens. N'attendez pas la perfection des chrétiens. Ce sont des hommes. Seul Dieu est parfait. Mais l'attitude de ces vrais chrétiens montre clairement, même s'ils ne sont pas parfaits, que Dieu est au centre de leur vie.

     Il existe aussi des gens qui se croient chrétiens parce qu'ils sont nés dans une famille de tradition chrétienne. Ils se croient chrétiens par naissance, comme on naît européen ou africain. Pourtant Jésus nous montre clairement que l'on ne devient chrétien que si l'on en prend la décision personnellement. A Nicodème, membre du Conseil Supérieur Juif, qui lui demandait comment accéder au « royaume de Dieu », Jésus répond : « Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu». Et un peu plus loin il répète: « Il faut que vous naissiez de nouveau ». Ainsi Jésus nous montre bien que nous ne sommes pas chrétiens par notre naissance physique, mais par une seconde naissance, une naissance spirituelle qui dépend d'une décision personnelle.

     Comment en vient-on à une telle décision ? Cela ne se fait pas par chance ou par hasard, et sans aucune réflexion. La démarche qui amène un homme ou une femme à se décider pour Jésus-Christ dépend de chacun. C'est pourquoi il est heureusement impossible de donner une formule toute faite. Le christianisme est trop personnel pour cela. Cependant, cette démarche se fait souvent ainsi :

     1 - Je cherche : je cherche une réponse aux questions que je me pose sur la vie. Le christianisme en propose une : contrairement aux réponses de la plupart des philosophies, celle-ci est un absolu. Je mets ensuite le christianisme à l'épreuve. Est-il crédible ? Sur quoi est-il fondé ? etc.

     2 - Je comprends : mes recherches m'amènent à croire en la véracité du christianisme. J'entrevois alors les implications qui en découlent: si je deviens un vrai chrétien, ma vie va changer, mais tout ne va pas être facile.

     3 - Je décide : je décide d'avoir confiance en Dieu. C'est la foi. Dieu nous aide à franchir ce pas. En fait nous ne pourrions pas le franchir sans lui, et c'est pourquoi nous devons changer d'attitude envers lui. Auparavant, nous vivions sans tenir compte de Dieu, soit par indifférence, soit par rébellion. A présent, nous voulons changer notre direction, nous tourner vers Dieu et le laisser nous guider. Ce changement d'attitude, c'est la « repentance » ; et le changement de direction, c'est la « conversion ».

    

     Ce n'est pas toujours facile, on est parfois déçu de ne pas changer instantanément, d'avoir encore parfois des doutes. Cependant si on met vraiment toute sa confiance en Dieu, une vie pleine de sens commence à partir de cette décision. Le chrétien sait que s'il remet sa vie à Dieu, elle sera mieux menée que par lui-même. Il ne sera plus sujet au hasard, mais il sait que toutes choses concourent au bien de celui qui a confiance en Dieu. Le chrétien est assuré de la vie non seulement maintenant mais pour l'éternité. En effet, il accepte le don gratuit de Jésus-Christ qui nous redonne la communication avec notre Père, nous qui l'avions délibérément laissée de côté.

     Etre chrétien, ce n'est pas une série d'obligations comme d'aller à l'église le dimanche ou de réciter des prières apprises par cœur. Etre chrétien, c'est l'être à chaque instant ; c'est la Vie. Dieu ne nous demande pas d'aller à l'église par obligation. Mieux vaut dans ce cas rester chez soi. Mais nous savons par sa Parole qu'il nous encourage à nous réunir pour nous encourager mutuellement.

Oui, mais...

En quoi tout cela me concerne-t-il ?

     Vous pensez que vous ne croyez pas assez pour vous décider ? N'abandonnez pas. Recherchez sans vous décourager, vous pouvez avoir l'assurance que vous ne serez pas déçu. Ne croyez pas sans savoir, d'accord, mais sachez le plus tôt possible ! Parlez à des chrétiens, demandez-leur de vous expliquer ce que vous ne comprenez pas. Chaque question mérite une réponse.

     Réfléchissez sincèrement : vous sentez-vous concerné personnellement ? C'est pour vous, pour vous-même que Jésus-Christ s'est fait homme pour mourir sur la croix. C'est vous qu'il invite maintenant à venir à lui pour vous donner une vie pleine de sens, maintenant et pour toujours. Enfin, c'est pour vous que ces lignes ont été écrites : pour que vous les lisiez en acteur et non en spectateur.

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